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Enfin si je vais vous raconter cette colère de mon père...ce jour-là et de ma mère aussi.

 

J'avais 11 ans...

Cela faisait déjà un an que je me tapait des bagues sur les dents.

J'ai eu le droit à la totale : Les bagues, le "resserrage" tous les mois, les élastiques qui pètent dès que tu baillais bref...je suppose que beaucoup d'entre-vous ont connu les mêmes galères au même âge.

Je n'en pouvais plus d'avoir mes bagues. Je voulais un sourire de star et non de ferraille !

Un soir, j'avais préparé la veille dans mon lit mon plan. J'avais été dans la boite à outils de mon père lui empreinter une pince (genre petite tenaille, genre une comme celle-ci : )

Me voilà, le lendemain soir dans la salle de bain, à faire croire que je me lavais sagement et au lieu de ça ce soir-là, avec mon engin de folie je me suis (enfin tentée) de me dé-baguée. Je me souviens que le plus dur et au final l'impossible avait été de virer la barre qui était placée sur toute la longueur.

Je m'étais même coupé avec quand je l'avais coupé à plusieurs endroits pour qu'elle cède ! Dans la mise en pensée de mon plan la veille, je n'avais pas imaginer un seul instant, que cela allait être mission impossible à cause de cette barre !

Imaginez comment je me suis mise à paniquer grave ! C'est simple, au bout d'une demie-heure d'acharnement je me suis mise à pleurer lamentablement n'ayons pas peur des mots !

Le plan avait échoué d'une part, mais de l'autre j'avais bousillé la barre et cela me faisait un mal terrible. Ça me coupait à plusieurs endroit la lèvre.

Vous vous doutez bien, toute rebelle que je pouvais être à cet âge (car Dios que je n'ai pas été une gamine facile tous les jours !) que je me sentais toute petite et surtout dans une me*** pas possible.

Plus le choix, d'aller me rendre et de raconter tout à mon père.

Je le revois encore...Assis dans la cuisine à regarder la télévision. Il avait l'air paisible. Étant maman moi aussi maintenant, je sais que c'est genre : quand vous savez que la journée touche à sa fin et que vous êtes censé être peinard pour la soirée car les enfants vont aller sagement à dodo.

 

Je ne savais même plus par où commencer pour le lui dire.

- Papa ?

- hummm

- Tu ne vas pas être content du tout, mon appareil est cassé. J'te jure que je suis désolée.

- Comment ça cassé ? Fait voir ça.

J'ouvre la bouche (péniblement) et j'attends et prie pour qu'il croit que cela s'est cassé par malchance tout seul.

- Mais attend ! C'est carrément arraché et coupé ! Ça c'est pas cassé tout seul !

Les larmes sont apparues...

- Mais qu'est ce que tu as fais bord** de D** ! Je le crois pas ! Elle m'a arraché son appareil ! Mais tu sais combien ça coûte cette connerie ! T'as fait comment ? Vas-y je t'écoute et vite !

J'ai tout dit...péniblement entre coupé par mes sanglots.

- Va te coucher ! Tans pis pour toi si tu as mal maintenant tu assumes tes conneries ! Tu vas voir ta mère demain comment elle va être heureuse ! (mes parents travaillaient en équipe inversé en usine les 2x8).

Le lendemain effectivement ma mère était folle de rage !

Je me suis retrouvée en RDV d'urgence chez mon orthodontiste le lendemain. Quand il a vu le chantier que j'avais fait je me souviens qu'il m'avait dit que c'était la première fois qu'on lui faisait un coup pareil !

Je n'ai jamais su si mes parents avaient dut repayer tout une deuxième fois, car vous vous doutez bien que je me suis retrouvée avec un nouveau appareil. Faudrait que je leur demande histoire de savoir.

Mais

Une chose est sur et certaine que si ma fille me ferait le même plan à la con que moi...que cela partirait en vrille sûrement.

 

On dit que les chiens ne font pas des chats ...

Pourvu que ce proverbe ne sera pas de rigueur !

 

 

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